Caroline Dewynter, chargée d'accompagnement à l'Ouvre-Boîtes 44

Interview de Caroline, chargée d'accompagnement

Valentine Candela, stagiaire en communication au Grand Bain est allée à la rencontre de Caroline Dewynter, chargée d’accompagnement à l'Ouvre-Boîtes44.

Peux-tu te présenter ?
Je m’appelle Caroline Dewynter, je suis chargée d’accompagnement à l’Ouvre-Boîtes 44, également chargée de développement et d’accompagnement sur le pôle vendéen à l’Ouvre-Boites 85 qui existe depuis 2019. Je suis également coordinatrice de « Coopérer pour entreprendre Pays de la Loire » qui est le réseau des coopératives d’activité et d’emploi (CAE) en région Pays de la Loire. Il y a 7 CAE dans la région qui ont décidé de se fédérer pour développer un réseau de CAE.

Peux-tu expliquer ton activité ?

Le métier de chargé d’accompagnement est très complet et comporte plusieurs axes : politique, technique et humain.
Auprès des entrepreneur·e·s, nous sommes là pour les accueillir, une fois la réunion d’information effectuée, on réalise un rendez-vous « diagnostique », on fait un état-des-lieux de leur situation, on cherche à savoir quelle CAE serait la bonne pour eux, si leur projet répond au cadre réglementaire de la CAE, et si tous les feux sont au vert alors on les inscrit au parcours d’intégration. Lorsque les entrepreneur.e.s intègrent la CAE, ils sont formés aux grandes lignes de l’entreprenariat où chaque chargé·e d’accompagnement forme sur une grande thématique.

Une fois le parcours d’intégration passé, l’entrepreneur·e a un chargé d’accompagnement référent avec lequel il.elle va travailler sur son développement d’activité : l’offre de service, la communication mise ou à mettre en place, via quels outils ou quelle stratégie, quelle politique tarifaire, quelle stratégie de prospection, le tout personnalisé suivant son projet, ses besoins, etc. Ensuite, on se projettera sur un prévisionnel à 3/6/12 mois selon son stade d’avancée et on cherchera à se donner des objectifs de chiffre d’affaires.

Pendant toute la période de test on va l’accompagner sur tous ces points et une fois qu’il.elle devient salarié·e, on va aborder la notion de salaire, déterminer ensemble le niveau de salaire le plus adapté en fonction de son chiffre d’affaires et de l’évolution de son activité.

On touche un peu à toutes les parties de leurs projets, mais on sert aussi à les mettre en lien avec les personnes responsables de l’administratif, de la comptabilité ou de la gestion de la paie. Nous mettons en place une vraie logique pédagogique, l’entrepreneur.e est responsable de son projet, il est accompagné jusqu’à ce qu’il soit autonome.

De plus, ce suivi permet d’éviter la solitude face aux débuts de l’entreprenariat, il y a un vrai soutien et accompagnement pour que les entrepreneur.e.s ne se sentent jamais démunis. Se lancer peut parfois être un vrai challenge pour eux, notre mission est de les soutenir de façon technique mais aussi de façon morale. On cherche aussi à les mettre en lien avec d’autres personnes de leur secteur pour qu’ils créent du lien et puissent échanger entre eux sur leurs problématiques. Cette mission humaine est très importante pour exercer un suivi complet.

Dans une partie plus politique, nous sommes aussi en charge de gestion de projet, relation partenariales inhérentes à ces projets mis en place. Chaque chargé·e d’accompagnement a des projets liés à l’entreprise qui répondent à des besoins du territoire. Pour ma part, je m’occupe du pôle vendéen, pour le faire connaître, me mettre en lien avec tous les acteurs de l’Économie Sociale et Solidaire (ESS) et du développement du territoire. Grâce à notre métier nous sommes à cheval entre le monde du développement économique et le milieu de l’ESS et ce, afin de développer les projets pour favoriser leurs émergences.

Pourquoi avoir rejoint le milieu coopératif, pourquoi travailler dans une CAE ?
J’ai toujours voulu travailler dans le milieu de l’Économie Sociale et Solidaire, ce sont des valeurs qui sont importantes pour moi, le coopératif est un mode d’entrepreneuriat alternatif qui est très sécurisant pour les porteurs de projets. De plus, travailler en CAE ça permet d’avoir un métier très polyvalent. Il s’inscrit sur différentes échelles et je trouve ça très stimulant.

Qu’est-ce que tu apprécies au Grand Bain ?
Le Grand Bain c’est vraiment un lieu chouette parce qu’une CAE c’est aussi proposer de l’échange, du collectif, de la diversité de projets de l’entrepreneuriat. Ce lieu physique met vraiment en valeur toute notre diversité, toute notre richesse et en plus, il permet de faciliter la convivialité entre les entrepreneur.e.s. C’est aussi une vraie vitrine pour les entrepreneur.e.s avec les projets comme celui de la boutique. Ça va vraiment pouvoir permettre de mettre en avant leur activité.
Pour l’équipe d’appui, c’est un cadre de travail qui favorise la productivité, et le bien-être au travail. Dans un même temps ça simplifie les échanges entre les porteurs de projet et l’équipe d’appui.