Tout d’abord, je me présente : je suis Goulven lycéen en première et je dois faire un stage en rapport avec ma spécialité, qui est la STMG (Sciences et Technologies du Management et de la Gestion). Ce stage, comme vous l’imaginez, je l’ai fait à l’Ouvre-Boîte (grâce à un piston de mon père, mais chut). Ils m’ont tout de suite mis dans le Grand Bain (vous avez vu le jeu de mots ?) avec une réunion d’information collective, et honnêtement, je n’ai pas compris grand-chose. Ensuite, on m’a envoyé découvrir le bureau des affaires juridiques, puis, le lendemain, la comptabilité, ce qui me donnait de nouvelles occasions d’essayer de comprendre l’entreprise.
Pour ceux qui ne sauraient pas, l’Ouvre-Boîte est une coopérative d’entrepreneurs qui, au lieu de se lancer seuls, décident de s’associer afin de se décharger des tâches comptables, administratives et juridiques. L’Ouvre-Boîte a été créée en 2003 par la région Loire-Atlantique afin de développer l’emploi par l’économie sociale et solidaire. Et depuis, la coopérative n’a cessé de se développer.
Avant de découvrir l’Ouvre-Boîte, je n’y comprenais rien (et ça ne s’est pas amélioré après), mais ensuite j’ai compris l’objectif social de la coopéraive, qui est d’aider les nouveaux entrepreneurs à réaliser et développer leurs projets de manière à ce qu’ils soient éthiques et rentables. Mais j’ai aussi pu, en deux jours, observer qu’une bonne partie des personnes qui composent l’Ouvre-Boîte ont pour objectif de travailler dans une entreprise différente de la majorité des entreprises classiques. Celles-ci ont pratiquement toutes un système de gouvernance pyramidale, avec un objectif de rentabilité à tout prix. Et cet objectif se ressent parfois quand on parle avec certains employés ou encore quand on observe attentivement leurs locaux.
Mais bien que l’entreprise soit très intéressante, l’histoire des locaux de l’Ouvre-Boîte est passionnante. La coopérative est installée dans un bâtiment ayant un vrai patrimoine historique, qui s’appelle « Le Grand Bain ». Comme son nom l’indique, le « Grand Bain » accueillait d’anciens bains communaux nantais. Aux XIXe et XXe siècles, ces bains étaient destinés aux personnes les plus défavorisées et les plus vulnérables aux maladies liées au manque d’hygiène.
Et je trouve que l’Ouvre-Boîte est un peu dans le même esprit car, bien qu’elle n’agisse pas sur l’hygiène des entrepreneurs (du moins, je crois !), elle permet à des personnes qui n’ont pas forcément les codes de la création d’entreprise, et qui sont, comme à l’époque, exposées à un marché dominé par des entreprises sans pitié et à une administration extrêmement complexe, d’accéder à l’aboutissement de leur projet et donc, très souvent, à une vie meilleure.
Pour finir ce court article sur mes impressions concernant l’Ouvre-Boîte, je voudrais dire que l’Ouvre-Boîte est pour moi l’histoire d’une grande union de différentes histoires.
Article écrit par Goulven élève de seconde
